Sarkozy intervient dans l’affaire Total
24 Feb
Le Président français Nicolas Sarkozy a demandé au géant pétrolier Total de donner des garanties qu’il ne fermerait pas ses raffineries.
Nicolas Sarkozy a fait cette déclaration hier (MARDI) au cours d’une rencontre avec Christophe de Margerie, le patron de l’entreprise en crise, afin de calmer la situation de plus en plus préoccupante de l’avenir de la main d’oeuvre française.
Les salariés des raffineries françaises de Total sont engagés dans une grève qui menace l’approvisionnement du pays en carburant.
L’intervention du Président arrive quelques semaines seulement avant les élections régionales en France.
Un porte-parole du gouvernement français a rendu publique une déclaration à l’issue de la rencontre indiquant que : « Le gouvernement souhaite des engagements de la part de Total sur la non fermeture de capacités de raffinage pour les années qui viennent. »
Pendant que le patron de l’entreprise s’entretenait avec le chef de l’État, les autres responsables du géant pétrolier français étaient impliqués dans une réunion de 9 heures d’horloge avec les patrons de la CGT, réunion au terme de laquelle les membres de la confédération ont suspendu leur mot d’ordre de grève.
Dans cette perspective, les représentants syndicaux ont confié à la presse que des « avancées significatives » avaient été enregistrées au cours des débats.
Malgré cette note positive, les membres du syndicat Sud, employés pour la plupart à la raffinerie Total de Dunkerque, ont refusé de lever leur mot d’ordre de grève.
Ces mouvements de grève en cours ont donné lieu à une certaine fièvre d’achat chez les conducteurs avec à la clé la formation de queues au fur et à mesure que les automobilistes s’efforcent de s’assurer de ne pas tomber en panne sèche dans les jours à venir.
Hier, la station service Elf a confirmé que 249 de leurs agences avaient déjà enregistré des pénuries au niveau de l’approvisionnement en carburant.
